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Dans le coffret de toilette...

 

Contrairement à ce qui se faisait sur les toiles des peintres de la Renaissance, c'est à dire, peindre avec soin et minutie tous les objets utilisés dans le soin du corps et l'hygiène, au 13e siècle, les illustrations de ces pièces sont rares voire inexistantes. ¨Pour tenter de reconstituer le coffret de toilette, d'une dame noble du 13e, dans son ensemble, il a fallu que je me base sur une fourchette de temps assez large -13e et 14e siècles-.

 

Voici donc un aperçu des objets reproduits, ils sont tous réalisés à l'échelle 1.

 

Les différentes pièces du coffret de toiletteLes différentes pièces d'un coffret d'hygiène.

 

  1. Coffret

 

Le coffret pouvait contenir tout le nécessaire de la toilette : onguent, fard, peigne etc ... La surface de ces pièces était, très souvent, ornée de plaques en ivoire sculptées ou surmontées d'appliques finement ciselées.

 

Pièce réalisée par Philippe CORNETET en chêne, les pentures sont en argent.

 

 

  1. Peignoir

 

Pièce de tissu léger servant à couvrir les épaules lorsque l'on se peigne. Le peignoir est réalisé dans une étamine de lin.

 

 

  1. Géméllion

 

Reproduction d'une pièce du 13e siècle (p. 210 Le Bain et le Miroir). Bassins destinés au lavage des mains, les géméllions sont présentés en pair. Leur emploi dans le champ profane ne fait aucun doute si l'on se réfère aux inventaires qui les citent.

 

Pièces réalisées par Philippe CORNETET en archal simple (laiton).

 

 

GéméllionsLes géméllions.

Sihame CORNETET


 

 

  1. Aquamanile

 

Souvent zoomorphe, l'aquamanile sert pour le lavage des mains ou aux ablutions.

 

Pièce réalisée par Anne-Sophie CAVEZ-RIMORINI.

 

AquamanileAquamanile

 

  1. Peigne

 

Peigne à double endenture : les dents larges servant à démêler les cheveux, les dents serrées à les lisser. Le peigne était utilisé aussi pour épouiller. En bois, ivoire ou corne, les peignes pouvaient être sculptés et peints (p. 187, Le Bain et le Miroir). De très belles pièces liturgiques ont été conservées.

 

Pièces réalisées par De Tours en Détours, en corne (à gauche) et en buis (à droite).

 

Peigne

 

Peignes 

 

 

  1. Gravoir

 

Le gravoir est une pièce en bois, en ivoire ou en métal servant à tracer la raie au milieu des cheveux. Cette pièce pouvait, à son sommet, porter une scène courtoise sculptée (p. 206 155a et 155b Le Bain et le Miroir).

 

Pièce réalisée par Philippe CORNETET.

 

 

 

  1. Pomme d'ambre

 

Importées d'Orient et citées, dès 1240, par l'évêque d'Acre comme étant des objets de grand luxe venus d'Egypte, les pommes d'ambre sont aussi appelées bijoux de senteur ou pomme de senteur.

 

Dans les inventaires princiers on cite des boules de musc ou d'ambre qui, tenues dans la main, suspendues à une chaînette ou un lacet –laz de soie- de soie permettent de parfumer en plus de protéger des épidémies. Elles peuvent même être attachées au chapelet, encore un échange indéniable entre sphère religieuse et sphère profane.

 

Une pâte parfumée composée de cire et de parfums musqués ou floraux était retenue dans une cage en métal finement ciselé ou en bois sculpté.

 

Pièce réalisée par Philippe Cornetet, en laiton et cuivre. Il est important de préciser que cette réalisation n'est pas une copie mais inspirée de deux pommes de senteur (p. 326, EC87 et Fig 81, Le Bain et le Miroir).

 

 

 

Pomme d'ambrePomme d'ambre ou pomme de senteur


 

  1. Pyxide

 

Pièce de la première moitié du XIIIe siècle (p. 189, Le Bain et le Miroir ). Le mot « pyxide », du grec latinisé, signifie « boîte » donc contenant à hosties si l'on se base sur la taille -6 à 7 cm de diamètre et 6 à 10 cm de hauteur-. En plus de son usage lors de cérémonies liturgiques, son emploi dans la vie profane ne fait aucun doute si l'on se réfère aux rares pièces retrouvées et surmontées de scènes courtoises. Les pyxides pouvaient donc contenir des produits de soin : onguent, crème, fard ou même bijoux.

 

Pièce réalisée par Philippe CORNETET, en cuivre.

 

PixydePyxide

 

 

9.Chevrette

 

Utilisée probablement par les apothicaires si l'on se base sur la forme du bec (p. 211, Le Bain et le Miroir) et sur les représentations qu'on en trouve sur certaines enluminures. Pièce réalisée dans le but de son utilisation lors des préparations de macérâts huileux pour les parfums.

 

Pièce réalisé,e en poterie, par Anne-Sophie CAVEZ-RIMORINI.

 

Chevrette

Chevrette

10. Ampoule

 

Ampoule de la deuxième moitié du XIIIe siècle (p. 208, Le Bain et le Miroir). Contenant des huiles sacrées que portaient les pèlerins lors de leur pèlerinage, l'ampoule a très certainement été utilisée dans la vie profane aussi. Destinée à contenir des cosmétiques -parfum solide, huile parfumée- elle se portait autour du cou ou, peut-être, attachée à la ceinture par un lacet en soie ou une chaînette.

 

Pièce réalisée par Philippe CORNETET en cuivre.

 

AmpouleAmpoule

 

  1. Miroir

 

Les miroirs des premiers siècles faits d’argent et d’aciers polis, laissent place, au XIIIe siècle, à des surfaces perfectionnant le reflet : verre recouvert d'une feuille d’étain.

 

 

 

Pièce réalisée par Philippe Cornetet, miroir en laiton poli et valves en chêne.

 

MiroirMiroir

 

12. Furgeoir/pince à épiler

Furgeoir ou pièce utilisée dans sa partie creuse pour le nettoyage des oreilles et l'extrémité pointue comme cure-dent. La pince à épiler sert, comme c'est toujours le cas de nos jours, à l'épilation des sourcils (p. 204, Le Bain et le Miroir).

Pièces réalisées par Philippe CORNETET, en cuivre et argent pour le furgeoir de droite.

Furgeoirs et pince à épiler

 

 

Sihame CORNETET